• Kaerell@sh.itjust.works
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    7 days ago

    La Conjuration des Imbéciles de John Kennedy Toole. Dans la Nouvelle-Orléans des années 60, on suit un hurluberlu, Ignatius J. Reilly qui méprise les temps modernes et souhaite un retour au Moyen-Âge. Celui-ci se retrouve pris dans une sorte de “complot” qui vise à sa perte et va donc affronter le monde du travail et les milieux interlopes du Quartier Français. J’ai bien ri, car les situations absurdes et le sens de la punchline de l’auteur donnent des moments mémorables ; un peu triste aussi, car ce qui a été écrit comme une moquerie d’une idéologie réactionnaire poussée jusqu’au bout est presque une prescience du mouvement Qanon. C’est un ouvrage assez long (400 pages) mais je recommande chaudement.

  • toomish@jlai.lu
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    8 days ago

    Axel Kahn - L’homme, ce roseau pensant. J’aime la philosophie, j’aime la science, j’aime d’autant plus quand les auteurs utilisent les deux pour penser plus loin que la simple logique.

    C’est ce que fait Axel Kahn dans son essai. Traite de la nature humaine, ce qui fait de nous des humains. Ça m’a amené à de très bonne réflexion (alors que je suis qu’au début).

    Je vous partage un résumé de ce qui m’a le plus marqué:

    Ce qui fait le propre de l’humain, ce n’est pas la nature qualitative de ses neurones. Nous sommes différents génétiquement des chimpanzés que de 1,3%. Ce qui nous distingue, c’est d’abord la quantité de neurones. 100 à 150 milliards contre 10 à 30 milliards pour nos cousins. Mais ce n’est pas suffisant, il faut compléter ça par ce qu’il appelle “l’humanisation”. Par là, il entend que le propre de l’homme se fait par la socialisation. Il n’y a que là qu’il peut exploiter la quantité de neurones disponibles. Un humain élevé par des animaux voit ses capacités réduites et certaines irréversibles. Ce qui fait de nous des êtres conscients et intelligents, ce n’est pas soi-même, mais nous. Le contact avec les autres, les différents.

  • Œil@jlai.lu
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    8 days ago

    Pas mal de choses ces dernières semaines.

    La Guerre des Salamandres de Karel Čapek, uchronie tchèque de 1935 que je recommande à tout le monde ici. Un grand classique plein d’humour, qui n’a pas vieilli d’une ride. Les humains découvrent une race de salamandres hyper intelligentes qu’ils finissent par esclavagiser au nom du capitalisme…

    La Somme de nos folies de Shih-Li Kow, une autrice née dans la communauté chinoise de Kuala Lumpur, en Malaisie. Roman où l’on découvre le quotidien d’une petite ville cosmopolite soumise à des inondations annuelles. Complètement feel-good, mais jamais gnangnan. J’ai passé un très bon moment. Le diplo en avait fait une critique ici.

    La tante qui ne voulait pas mourir, roman court et drôle du Shirshendu Mukhopadhyay, abordant la condition féminine au Bangladesh. Une femme de basse extraction épouse un membre d’une caste de rentiers sur le déclin, qui rechignent à travailler tant par tradition que flemmardise. Ils habitent tous la même maison et attendent tous la mort de la vieille tante, mariée à 7 ans et veuve depuis l’âge de 12 ans, dont la seule consolation dans la vie fut son coffret à bijoux. À son décès, le fantôme de cette dernière force la jeune épousée à cacher ses bijoux et la harcèle pour se venger de sa vie sans joie et sans amour.

    Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier de Patrick Modiano. Pas grand chose à en dire si ce n’est que c’est bien écrit. Premier Modiano que je lis et je me suis pas mal ennuyée. Ça commence comme un roman policier, mais se termine un peu en eau de boudin autour de la thématique de la mémoire et du traumatisme.

    • cnovel@jlai.lu
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      7 days ago

      Merci pour les critiques, je vais mettre La Guerre des Salamandres sur ma pilalire !

      • Œil@jlai.lu
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        7 days ago

        Karel Čapek, c’est le monsieur qui a inventé le mot robot, qui vient du tchèque robota soit travailleur ou servage français. Je mets R.U.R. sur ma PAL !

  • cnovel@jlai.lu
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    8 days ago

    Enfin eu l’énergie de boucler un bouquin !

    Les Guerriers de l’hiver d’Olivier Norek

    Critique sur NeoDB

    Excellente lecture que ce livre, qui relate un morceau de la Guerre d’Hiver opposant la Finlande à la Russie. On y suit notamment Simo Häyhä, simple fermier qui va devenir l’un des meilleurs tireurs de précision de tous les temps. Mais il serait réducteur de ne s’attarder que sur lui : Olivier Norek valse parfois vers d’autres fronts pour nous faire saisir la violence et la terreur de cette guerre déséquilibrée entre la Russie surpuissante mais impreparée et la Finlande vaillante mais en sous effectif. Ça se lit extrêmement bien et c’est prenant, une réussite.